Renouer avec le désir, l’amour et l’espoir



Cette dernière décennie a été le témoin de l’apparition d’une multitude de cycles de planètes lentes accompagnant les grands bouleversements auxquels nos sociétés sont confrontées depuis la crise économique de 2008. Certains astrologues ont écrit à de multiples reprises sur les conséquences de ces cycles.

À l’échelle de l’humanité, 10 ans ce n’est rien, d’où l’intensité de la crise ressentie et l’ampleur des dégâts engendrés. Je vous laisse imaginer ce que ce climat anxiogène devenu chronique d’une société en quête de solutions peut engendrer à l’échelle d’un individu.

Il finit par nous faire broyer du noir de façon persistante, alimentant un climat collectif plutôt grisâtre. Nous assistons à l’émergence et à l’expansion d’un cercle vicieux dont il apparaît difficile de se défaire.

Reste que si les solutions politiques pour en sortir sont multiples, les plus pertinentes ne peuvent se passer d’un certain consensus éclairé et réciproque entre les élites et le peuple sur des valeurs communes pour alimenter un cercle vertueux.

En période de crise, les postures des uns et des autres se durcissent. L’intransigeance est la règle et ne permet pas toujours d’établir un climat propice au dialogue, fondamental dans une société apaisée.

Dans un tel contexte, comment un idéal de société, produit par la pensée de quelques élites et ne tenant pas compte des aspirations de l’individu et de son désir, pourrait-il porter un quelconque espoir?

Au vingtième siècle, tous les systèmes politiques qui voulurent imposer une idéologie au nom d’un prétendu idéal de société ont essayé d’anéantir le désir de chaque individu.

Je me méfie de ce que le cerveau peut engendrer comme idéal quand il est coupé du cœur, de son propre désir, que je ne confonds pas avec le désir de possession qui n’est qu’un des aspects du désir et que la société, fréquemment, a tendance à confondre.

Comment renouer avec la notion de désir qui sous-tend tout espoir dans une époque où règne un tel marasme ?

Le désir est un sentiment très fort et très intense. Il est fusionnel, voire obsessionnel. Il invite notre regard à se porter vers un souhait, une envie, un idéal qui nous dépassent dans l’instant présent. Notre regard irrémédiablement tourné vers l’avenir envisage un futur, alimentant ainsi l’espoir qu’un meilleur est possible pour nous-mêmes et pour les autres. Toutefois, cette option n’est possible qu’en considérant le désir dans son acception la plus noble, exempt d’un désir d’appropriation excessif. Pour cela, se réjouir du bonheur des autres est un bon début, car il permet de ressentir leur désir et leur motivation. En fait, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une forme d’écoute favorisant l’échange, la communion des esprits et le rapprochement des individus.

Il faut bien se dire que le désir est un sentiment ne procédant pas de la raison. Il ne faut pas essayer de le raisonner; la raison n’évolue pas dans la même sphère que celle du cœur. D’ailleurs, le cœur et la raison sont rarement en phase.

Cultiver la satisfaction au présent est capital si on veut pouvoir espérer. Mais comment la cultiver ?

Au préalable, je mets de côté les moments de souffrances liés à des événements à forte charge affective, déstabilisants par nature, tels que les maladies, la souffrance des proches, les ruptures sentimentales et tous ces moments plus ou moins tragiques jetant un voile opaque sur nos espoirs.

Ceci étant dit, la profusion d’envies mêlées à notre empressement à satisfaire nos désirs est responsable de notre difficulté à cultiver la satisfaction. Dans une société qui nous incite à nous comparer, à nous faire croire que tout le monde peut devenir l’autre, nous éloigne de notre identité. Ainsi, au lieu d’être proche de ce que nous désirons, nous désirons et envions ce que veulent les autres, tout ou partiellement.

La profusion d’informations véhiculées par une multitude d’outils de communication nous expose à des influences extérieures nous éloignant de nos véritables envies.

Sauf à se couper du monde, chemin plus ou moins difficile, il me paraît important de s’isoler du monde par intermittence afin que naisse en soi un désir le plus épuré possible de toute influence.

Mais, le paradoxe dans tout cela est que nous ne pouvons pas nous contenter de cette seule posture. Nous avons également besoin de nous confronter à notre environnement pour apprendre à ressentir ce qui nous convient et ce qui ne nous convient pas. En cela, chaque étape de notre vie est une expérience. Pour en tirer profit, il faut être conscient de ce que nous vivons, goûter chaque moment pour en apprécier les éventuelles saveurs et ne pas passer à côté de nos plus beaux sentiments.

N’importe quel moment de notre vie est l’occasion d’en être le témoin pour ne pas rester sur notre faim. Même si on ne vient jamais vraiment à bout de toutes nos frustrations, on peut toutefois réussir à leur donner une place moins invasive pour ne pas altérer cet espérance qu’un meilleur est toujours possible dans le futur.

Porter un regard systématique sur ce que nous sommes censés voir en dehors ou à l’intérieur de nous pour ne plus avoir à y penser nous mettra en éveil, développant un sentiment d’appartenance, d’unité et d’amour à notre monde du dedans et du dehors.

L’amour nourrit l’espoir, et l’espoir entretien l’amour, tel un cercle vertueux.

Tous droits réservés

Stéphane Rieux le 24 février 2019

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