Eau, Terre, Air et Feu, les éléments de la discorde ou de l’harmonie en chaque être humain


 Les éléments (AIR,EAU,TERRE et FEU)

Control emotions and power over nature.

Le feu solaire réchauffe l’eau des océans, qui la condense et la purifie. Puis l’air, par le souffle, rejette cette eau sur la Terre pour en assurer sa fertilité. Ainsi, par un jeu subtil des quatre  éléments la vie s’exprime. Celle-ci est caractérisée par différentes propriétés qui sous-tendent l’ensemble de la manifestation (la réalité, la vie). Ces propriétés sont de différents ordres et propre à la diversité de la création.

Pour les êtres humains, les considérations physiques ne sont pas les seules à définir sa complexité. Le psychisme est une de ces propriétés qui le caractérise dans ce qu’il a, si j’ose dire, de plus « humain ». Il en fait l’être à part conscient d’une partie de lui-même. Il peut penser ses actes et « agir » sur sa propre destinée.

L’Astrologie, permettant de décoder les correspondances des mouvements célestes avec l’ensemble des phénomènes terrestres, défend l’idée que tout ici-bas est comme ce qui est en haut, développant ainsi l’hypothèse que tout est régi par des lois universelles communes, même si elles ont des actions différenciées selon les plans sur lesquels elles vont produire leurs effets (sur le plan collectif, sur le plan individuel, sur le plan physique, sur le plan psychique…..)

L’Astrologie utilise un certain nombre de facteurs qui aide à sa lecture. Elle prend en compte, pour l’essentiel, les douze signes du zodiaque, les dix planètes du système solaire, les douze secteurs -maisons- et enfin les quatre éléments (Feu, Air, Eau et Terre).

Je m’attacherai dans cet essai à la seule étude des quatre éléments fondamentaux, véritables lignes de forces des autres facteurs astrologiques. Ne dit-on pas que telles planètes ou tels signes dépendent de tel ou tel élément? De fait, on peut les solliciter pour, d’une part, déterminer les tendances comportementales d’un individu dans un contexte donné avec son profil, et d’autre part, d’appréhender ses points forts et ses faiblesses.

Comme tout phénomène physique, l’homme et la femme dans leur complexité perfectible sont caractérisés par les quatre éléments  répartis dans des proportions inégales. Au travers de cette étude, vous pourrez prendre connaissance de différents traits de caractères possibles qui sont fonction de ces différentes combinaisons élémentaires. Dans une combinaison idéale chaque élément a besoin de la présence des trois autres pour pouvoir satisfaire à l’exigence d’une certaine harmonie. Imaginez l’eau et le feu avec une faiblesse remarquée des éléments terre et air, la relation directe eau et feu peut être explosive. Je vous laisse imaginer les conséquences sur la vie d’une personne et de son entourage.

Ce travail empirique que je vous restitue ci-dessous est la résultante de l’assimilation des attributs réels que l’on associe communément à chacun des éléments.

A titre d’exemple, voici un petit tableau de correspondances possibles :

Eau

Terre Feu

Air

Etat liquide Etat solide Etat plasmique Etat gazeux
Fluide froid Matière à l’apparence figée Energie Vapeur
Les liquides corporels Le corps physique et tous ses constituants solides L’énergie vitale, L’activité du cerveau et du cœur L’air qu’on respire
La mémoire, l’inconscient, la sphère émotionnelle La raison La conscience, la Volonté Le mental
Le rêve, l’idéal d’universalité, la spiritualité L’attachement, le matérialisme, le concret, l’ordre, l’organisation La générosité, l’enthousiasme, l’énergie Le détachement, l’agilité, le mouvement
Le corps astral Le corps éthérique L’esprit Le corps mental
L’Omega L’Alpha

Le FEU

Le plus volontaire de tous les éléments, il est la chaleur d’un soleil qui réchauffe, par sa proximité, notre planète Terre.

Il est cette énergie lumineuse qui permet de prendre conscience de l’existence de ce qui nous environne. Il communique donc avec nos yeux et avec notre corps par la chaleur qu’il procure. Il est spontané et agit sans détour. Il peut modeler tout ce qu’il côtoie par la stimulation qu’il opère sur l’existence en général. Il est le plus puissant des éléments.

Il est la lumière, la chaleur et il est agissant. Pour toutes ces raisons, il représente la volonté, le départ d’une action, la vision instantanée (intuition), la pulsion de vie… l’énergie porteuse de sens en cela qu’elle permet à la vie de subsister le temps qui lui est imparti. Lorsque celle-ci se défait du sujet qu’elle anime, celui-ci s’apprête à disparaître.

Il est par conséquent ce bras séculier, sans pitié, qui peut faire disparaître ce qu’il a initié. La pulsion de vie devient une pulsion de mort. Il marque le début mais désigne aussi la fin du processus existentiel, soit par son action sur l‘existence soit par son retrait de l‘ « objet » qu‘il anime.

Par sa nature imprévisible, il est l’élément le plus difficilement contrôlable. Il fait l’objet de beaucoup de fascinations.

Il est aussi un centre. Le plus grand Feu de notre système est le Soleil. Par son rôle central il anime toute la matière environnante.

L’élément Feu est sec et chaud.

L’EAU

L’un des plus mystérieux des éléments dans le sens qu‘il semble le plus difficile à cerner. L’Eau s’adapte aux contours de son environnement. Elle est cette mémoire qui s’approprie une infime partie de tout ce qu’elle côtoie, elle participe à la cohésion et à la fluidité des « corps » qu’elle investit. Par sa nature réfléchissante elle participe à la vision du monde et à sa prise de conscience. C’est la raison pour laquelle elle aura un rôle important dans le domaine spirituel en tant que porteuse de la Connaissance. L’Eau peut aussi altérer la réalité objective; ainsi, elle peut mettre en évidence ce qui ne l’est pas et rendre opaque ce qui l’est. Par conséquent, elle peut apporter une grande lucidité, ou l’inverse provoquant ainsi des moments d’égarement et des jugements approximatifs, voire erronés. Le caractère double de l’eau est ainsi mis en évidence.

L’Eau porte en elle la connaissance du monde avant qu’il ne voie le jour. En effet, sa capacité à recevoir dénote une grande sensibilité et réceptivité (sans doute le plus sensible des éléments); c’est la raison pour laquelle elle sera ce réceptacle qui portera la pensée de ce qui verra le jour, comme la pensée précède le verbe et ensuite l’acte, la manifestation, l’expression, la réalisation…

De fait, elle représente, la vie émotionnelle dans son ensemble avec tous ses modes de sensibilité qui lui sont reliés, ainsi que la mémoire.

L’élément Eau est froid et humide.

L’AIR

Le moins dense d’entre tous, il relie tous les éléments entre eux. Il rend possible la vie et permet la circulation des énergies. Il est et participe au mouvement de toute chose. Il unit ou disperse toute chose ici-bas. Il véhicule la connaissance du monde, en tant qu’elle n’est pas manifestée, jusqu’au seuil de sa propre réalité; comme un nouveau-né promis au monde dans son liquide et projeté dans son individualité dès sa première expiration…perpétuant« sans cesse »,au travers de son existence, ce principe d’inspiration et d’expiration grâce au lien privilégié avec la matrice contenant en germe sa possible réalité enfin incarnée.

L’inspiration est donc le véhicule connectant la réalité objective différenciée (définition de la vie sous toutes ses formes)- en opposition à l’Universalité du Monde (toute forme de vie devenant informe par dilution)- à la dimension spirituelle de son être et l’expiration, l’acte qui rend concevable l’individualisation de cet être dans le monde différencié. Nous passons de l’Universalité fusionnelle et indifférenciée à la Réalité différenciée, de l’unité au singulier et sa pluralité, de l’être transcendant à l’ego.

Pour toutes ces raisons, il représente l’expansion, la communication et le mental. Il permet aussi la connexion avec notre dimension spirituelle.

L’élément Air est chaud et humide.

La TERRE

Le plus dense de tous éléments, il engendre une force centripète. C’est l’aboutissement d’un processus alchimique. L’énergie s’organise et se donne un sens. Cet élément porte la concrétisation du Monde, de l’infiniment grand à l’infiniment petit. Son caractère inerte implique que sa survie dépende des éléments vitaux en jeu et du temps. Il est l’aboutissement final de la manifestation et le prélude à son renouveau. Il est le plus éloigné du principe qui l’a « vu » naître mais il est aussi au plus près du même principe qui le fera renaître. La boucle est bouclée, telle un cercle qui se replie en son point pour se redéployer ensuite sur un autre cercle; ce qui n’est pas sans rappeler la spirale.

Il représente la matière caractérisée par un processus de dégradation inévitable jusqu‘à la disparition totale. Il suggère le paramètre temps, la limite, la permanence relative liée à l’image figée et stable qu’il montre de lui-même dans son aspect le plus grossier (visible). Il alimente la chronique d’une mort annoncée.

L’élément Terre est froid et sec.

Nous allons voir un peu plus loin de quelle manière il semble possible d’appréhender un individu à travers le prisme des éléments après avoir répondu à certaines questions me paraissant essentielles.

L’être humain pourrait-il être accompli au point d’avoir un rapport équilibré aux éléments ? Même s’il est possible de tendre vers cet équilibre, il apparaît difficile de l’envisager, car l’évolution de l’humanité implique, d’une part, une dynamique née du déséquilibre de ses composantes, et d’autre part, une volonté de tendre vers un certain équilibre afin de ne pas finir dans un chaos absolu.

A l’échelle du monde, soit l’humanité dans son ensemble – nous ne tiendrons pas compte des cas individuels qui peuvent aller à contre sens – est en marche vers son progrès et développe, ainsi, une prise de conscience « supérieure » afin de satisfaire à une exigence cosmologique qui renvoie à la cohérence universelle, à sa compréhension et a un équilibre global ; Soit l’humanité, dans son ensemble, est en marche vers son involution et se laisse gagner par une espèce d’insouciance, laissant dériver notre imperfection originelle vers un plus grand déséquilibre.

Il est probable que l’humanité se situe entre ces deux polarités avec la coexistence de phénomènes évolutifs et involutifs, comme pour l’être humain dont voici exposés les différents traits de caractères qui peuvent servir de base à une étude astrologique plus précise, sachant que dans la plupart des cas les individus sont caractérisés par tout au plus trois éléments dominants.

Si l’évolution tend vers un rapport équilibré des éléments, l’involution correspond à une accentuation du déséquilibre.

Au début de notre existence, nous bénéficions de ce que veut bien nous donner la vie. Puis la volonté, en conscience, s’exerçant à travers soi, peut modifier notre rapport aux éléments par un rééquilibrage ou au contraire agrandir la dissonance par une dérive. Du déterminisme nous passons à la liberté de choisir une direction pour tendre vers un objectif. Les moyens que l’on se donne détermineront le résultat, partant du principe que les éléments ne sont pas connotés négativement et que c’est la nature des interactions entre les éléments qui permet d’apprécier sa qualité (positive ou négative).

Parmi les deux approches que j’utilise pour déterminer les dominantes élémentaires des personnes, je vous propose la plus intuitive nécessitant de bien connaître les attributs de chacun des éléments. La méthode astrologique est plus objective car elle prend en compte la répartition des planètes en signe et la nature élémentaire des planètes dominantes d’un thème astrologique.

En préambule, je rappelle qu’il ne suffit pas de bien connaître les correspondances élémentaires pour un usage facilité. Il s’agit de s’en faire une grille de lecture permanente pour que cette lecture soit naturellement rendue possible sans que l’on ait à en prendre conscience, jusqu’à oublier que l’on porte de nouvelles lunettes, si j’ose dire.

Les cas présentés ci-dessous sont des stéréotypes permettant, je pense, de comprendre la portée des interactions entre les éléments.

Cas où un seul élément prédomine chez une personne

Chez de tels sujets pouvant tendre vers cette configuration, le progrès est particulièrement difficile. L’absence ou la présence minime des autres éléments va engendrer un développement excessif des attributs de l’élément dominant.

AIR

Idéaliste avec un manque de réalisme total. L’individu ne se donne pas les moyens de ses ambitions. Propension au verbiage et à l’agitation.

EAU

Rêveur à souhait, il évolue dans des sphères intangibles. Il se conforme ainsi pour ne point avoir à subir quelque contrainte que ce soit. Il prend ses désirs pour des réalités pour ne pas avoir à réaliser ce qu’est la réalité. L’individu fragilisé est traversé par une très grande émotivité. Il a une propension à la déprime et à la fuite. A contrario, mais toujours dans l’esprit de l’élément, l’individu peut être envahissant pour ne pas avoir à se confronter à son environnement. Il remplit les vides et submerge d’actes et de paroles ses interlocuteurs. Il est vampirisant.

TERRE 

Sujet primaire, matérialiste et borné. Les idées sont ancrées et figées jusqu’à la « fin » des temps. Rien ne peut perturber cet individu, si ce n‘est sa déchéance matérielle liée à un manque d‘intelligence et de sensibilité.

FEU

Sujet incontrôlable, impossibilité pour lui de rester en place, il est colérique et violent. Esprit révolutionnaire. Sa volonté de créer se heurte à son incapacité de pouvoir le faire.

Cas où 2 éléments prédominent chez une personne

1. Les combinaisons simples :

1.2 Les combinaisons simples et harmonieuses :
AIR – FEU
TERRE – EAU

La combinaison complémentaire AIR – FEU engendre un tempérament, volontaire, dynamique qui ne pourra se satisfaire d’une existence établie. La routine est inconcevable. L’individu sera un communicant, un homme ou une femme d’action et possédera une grande capacité d’improvisation. Mais cette complémentarité, engendrant par essence un développement constructif, se heurte à un certain déséquilibre provoqué par l’insignifiance des deux autres éléments. On observera de l’inconstance et une nature influençable parce que peu réfléchie. Si la « chance » n’intervient pas, la concrétisation d’idées prometteuses sera difficile avec une telle signature (lié au manque d’Eau et de Terre). C’est une des raisons pour lesquelles, l’individu ne s’attachera pas au processus de matérialisation d’une idée mais passera immédiatement à une autre et ainsi de suite.

Si l’Air domine, le Feu se consume trop rapidement, on observera de l’agitation et de l’épuisement. Le verbiage et l’agressivité verbale sont de mises avec une telle configuration.

Si le Feu domine, l’Air rencontrera des difficultés pour dissiper et gérer cette énergie prolifique, d’où une certaine frustration qui se traduira par de l’agressivité et des accès de colères.

La combinaison complémentaire TERRE – EAU engendre un tempérament, stable, fertile et sujet à une lente maturation. L’individu aura une nature réfléchie, attentive et réceptive. L’individu sera un organisateur passif, exécutant les missions qu’on lui aura dictées au préalable. L’absence d‘Air et de Feu ne permettant pas d‘élaborer soi-même ses propres plans et de les mettre en oeuvre. La construction n’est donc possible que dans un contexte social qui oriente l’individu.

Si la Terre domine, dans de justes proportions, l’imagination est au pouvoir et sert la concrétisation, sinon le matérialisme et le rationalisme l’emporteront sur la sensibilité, l’imagination.

Si l’Eau domine, dans de justes proportions on notera un certain conformisme, cette faculté qu’à l’eau de s’adapter à son environnement. A l’excès, le conformisme confinera à la soumission.

Signature : Cancer, Capricorne, Poissons Vierge.

1.3 Les combinaisons simples et inharmonieuses  :

AIR – TERRE
FEU – EAU

La combinaison AIR – TERRE peu encline à une complémentarité constructive met en exergue un tempérament contradictoire. En effet, le caractère introverti et pesant distillé par l’élément Terre est en opposition avec l’élément Air qui aspire à l’émancipation de l’être. L’individu sera donc tiraillé par la nécessité de s’en tenir à des repères stables, à des idées qui rassurent et par la nécessité de satisfaire à l’exigence de se libérer des contraintes idéologiques et sociales. On a à faire au syndrome de celui ou de celle qui peste vive la liberté pour mieux s’en convaincre et ainsi s’arracher à une norme sociale qui pèse sur son quotidien, comme s’il avait besoin de convaincre les autres pour asseoir sa propre conviction de l’idée qu‘il porte.

Si la Terre domine, le désir de se préserver du monde extérieur est contrarié par un Air communiquant.

Si l’Air domine, le désir de déploiement de soi vers les autres est contrarié par une Terre encline à la retenue.

La combinaison FEU – EAU peu encline à une complémentarité constructive met en exergue un tempérament contradictoire. En effet, le caractère actif et brûlant de l’élément Feu est en opposition avec un élément Eau de nature passive et contemplative. L’agressivité est assurée avec une telle combinaison. Le Feu constamment orienté vers l’avenir n’a de cesse de vouloir consumer le présent qu’il côtoie, au contraire d’une Eau qui garde en mémoire ce présent pour servir l’expérience du Monde. L’Eau porte en elle les images de la Tradition. La révolution en marche se heurte à l’instinct de survie de l’histoire. On a affaire à un individu qui n’assume pas son passé, son déterminisme social, il ou elle veut en découdre. Tout ceci n’a naturellement rien de constructif.

Si le FEU domine, la virilité du FEU est contrariée par une eau qui manifestement dévoile une sensibilité féminine, d’où une agressivité récurrente naturellement tournée vers les autres de par la nature extravertie du FEU.

Si L’EAU domine, la vie émotionnelle dans son ensemble est sujette à des réactions violentes. Toute émotion se consume dans l’instant. L’agressivité est davantage tournée vers soi de par la nature introvertie de l‘EAU.

AIR – EAU
TERRE – FEU

La combinaison AIR – EAU peu encline à une complémentarité constructive met en exergue un tempérament contradictoire. En effet, la dimension mystérieuse et irrationnelle de l’Eau est en désaccord avec un Air « désireux » de clarification et de diffusion de la connaissance. La pudeur d’un monde à soi est contrariée par un besoin d’émancipation. Il en découle des contrariétés et des regrets. On a affaire à celui ou celle qui parle trop de ce qu’il ou elle sait, car le contrôle est rendu difficile.

Si l’AIR domine, la dimension irrationnelle de l’eau contrarie le cérébral qui veut mentalement tout contrôler. L’émotivité prend un chemin trop verbeux, plus abstrait, au détriment d’une expression plus visuelle propre à l’émotion. L’imagination est au service de la parole prolixe mais peu pertinente, le manque de terre ne permettant de satisfaire l’exigence nécessaire à la construction d’une pensée claire. L’individu est brouillon, et s’il a un profil de grand communicant, il sera capable de faire passer les « vessies » pour des « lanternes » à l’insu du plus grand nombre. Il peut être un grand manipulateur. L’individu influence son entourage.

Si l’EAU domine, la vie émotionnelle est contrariée par un AIR en proie à vouloir la canaliser par un processus mental. La pensée est submergée par une vie émotionnelle intense, le psychisme connecté au monde environnant est très influençable, si la dominante eau est trop marquée, la réflexion ne sera pas à la hauteur de l’enjeu consistant à porter un jugement de valeur sur les influences extérieures. L’individu est influençable.

La combinaison TERRE – FEU peu encline à une complémentarité constructive met en exergue un tempérament contradictoire. En effet, le caractère actif et brûlant de l’élément Feu est en opposition avec un élément Terre stable et abouti. L’aspect achevé de la matière (Terre) insupporte un Feu qui initie, sans cesse, toute chose. Le Feu est l’Alpha, la Terre l’Omega, le commencement et la fin s‘affrontent. On a affaire à celui ou celle qui dévaste tout pour s’imposer et s’affirmer. Ce besoin de renouvellement est tel qu’il engendre une automutilation, développe un sentiment de frustration lié au caractère inachevé de l’ensemble de ses actes, et qui finit par ne laisser aucune trace dans la mémoire collective. Avec une telle signature on existe que par le fait d’agir.

Si la TERRE domine, la réflexion nécessaire à l’émergence d’une idée ou d’une action constructive est contrariée par un FEU dévastateur qui brûle la vie par les 2 bouts et ne laisse pas du temps au temps – L’énergie n’est pas faite pour être contenue mais consumée dans l’instant -.La violence est essentiellement tournée vers soi, par l’effet centripète de la terre qui le retient.

Si LE FEU domine, la dynamique et la vitalité sont contrariées par une TERRE réalisée et qui n’aspire qu’à une lente évolution. On observera des accès de colères rentrées et destructrices. Cette introversion contre nature pour une individualité marquée par le feu est incontrôlable pouvant provoquer une violence physique envers la société.

Cette combinaison évoque le SadoMasochisme, l‘action et la passivité, le début et la fin, l’organisation et la destruction.

Cas où 3 éléments prédominent chez une personne

2. Les combinaisons complexes :

Ces combinaisons sont les plus courantes. Elles dénotent un équilibre imparfait, certes, mais donnent plus facilement les moyens de dépasser les difficultés liées, par exemple, à un élément air défaillant qui peut dénoter une difficulté à raisonner, à échanger ou à communiquer avec autrui. Un élément Terre défaillant détonera un manque de sens pratique une difficulté à concrétiser des projets. L’élément feu défaillant dénotera une difficulté à prendre des initiatives et un manque d’ambition. Pour ce qui concerne l’élément Eau, cela dénotera un manque de sensibilité, une difficulté à ressentir les événements, à rentrer en empathie avec les gens.

Néanmoins, la proportion manquante de l’élément en question par rapport aux autres fera toute la différence quant à la manière dont l’individu évoluera dans la vie. Il va de soi qu’un élément presque totalement manquant est davantage problématique pour l’intéressé.

AIR – FEU – TERRE

La dynamique (feu) engendrée par une telle combinaison repose sur des bases stables (terre), réfléchies et constructives. L’oiseau de feu prend appui sur une terre ferme pour se lancer vers une destination mûrie à l’avance. On perçoit les traits caractéristiques de l’entité capable de soulever des montagnes et de bâtir. On peut noter un manque d’humanité avec une telle signature et une ambition effrénée (manque d‘eau=sensibilité altérée).

AIR – FEU – EAU

La dynamique (feu) engendrée par une telle combinaison prend appui sur une sensibilité et une imagination prolifique (eau). On perçoit les traits caractéristiques de l’idéaliste (air) dont le manque de réalisme (absence de terre) pourra être compensé par une intuition omniprésente. C’est l’espiègle, le romantique par excellence.

AIR – EAU – TERRE

On assiste à l’émancipation d’une nature plutôt bien établie qui va communiquer son savoir. On notera un certain conformisme et un manque de dynamisme (absence du feu). Nature peu chaleureuse mais ne manquant d’humanité (élément eau rattaché à la sensibilité).

EAU – TERRE – FEU

Cette combinaison est particulièrement difficile (absence d‘air). Il peut s’agir d’une stérilisation des promesses contenues dans la combinaison TERRE, EAU. La détermination est sans faille et peut sous-tendre un profil psychologique plutôt primaire. Au mieux on observera un homme ou une femme d’action qui trouvera la motivation à travers le stress. La sublimation permettant de passer d’un état solide à un état gazeux (élément air) est possible par l’usage d’une volonté et d’une prise de conscience sans faille (feu) permettant de développer l’éveil du mental (air). Cette signature est laborieuse mais volontaire, les obstacles sont faits pour être franchis. Avec une telle signature, il est possible de se réaliser à travers une créativité qui s’exprimerait dans n’importe qu’elle contexte social, artistique ou professionnel. Il est important de s’ouvrir, de se mettre en situation de communiquer afin de développer l’élément Air.

Les éléments qui sont plus ou moins manquants caractérisent un déséquilibre plus ou moins perceptible pouvant être surmonté. En fonction de la personnalité et de la combinaison élémentaire en cause, le travail à opérer sur soi pourra être adapté afin de permettre un meilleur équilibre des forces élémentaires en jeu. Les méthodes douces qui donnent du temps au temps me semblent être les meilleures à suivre car elles éviteront de provoquer un déséquilibre nouveau trop radical.  Se « déconstruire » partiellement pour se « reconstruire » est un exercice délicat qu’il vaut mieux ne pas entreprendre seul d’une manière générale.

Ces méthodes sont multiples et doivent provoquer dans tous les cas de figures une déstabilisation de la combinaison établie, comme un électrochoc qui viendrait perturber le caractère irrégulier du cœur pour le rétablir dans sa fonction primordiale; un déséquilibre provoqué qui participe au rétablissement d’un équilibre, joli paradoxe.

Tout d’abord, notre parcours de vie peut être un véritable chemin initiatique nous permettant de nous accomplir pleinement, pour notre plus grande satisfaction. De nombreuses personnes réussissent globalement cet exercice dans leur vie plus ou moins jalonnée de difficultés.  Toutefois, une prise de conscience – support de la volonté – est nécessaire pour agir sur la répartition initiale des éléments.

Il existe tout un tas de méthodes permettant de faire ce travail expérimental et salvateur pour développer le ou les éléments défaillants : le Yoga, le Tai-chi et toute pratique de méditation et de travail  œuvrant à l’émancipation et à la plénitude de l’être, le théâtre, le sport de haut niveau, la créativité artistique et artisanale,  l’écriture…

Tout ce qui procède de la concentration permet de densifier l’être et de provoquer une immobilisation temporaire des énergies pour laisser place à l’émancipation du ou des éléments lésés (Yoga). Ce travail sera de peu d’efficacité pour les individus possédant une nature Terre et Eau et beaucoup plus adaptés à ceux possédant des dominantes Air et Feu. En effet, pour une combinaison Terre et Eau il serait préférable d’opérer un travail d’émancipation et d’extériorisation de l’être afin de stimuler l’Air et le Feu.

Quelle que soit la méthode employée, qu’elle soit formalisée par un enseignement particulier ou pas, il me paraît difficile, dans la plupart des cas, d’envisager de faire ce travail tout seul. En effet, un jeu de miroir est nécessaire à la prise de conscience de ce que l’on est. Si l’on envisage de s’en référer à son propre miroir, le risque est grand de s’entendre dire ce que l’on envie. Notre envie n’est pas toujours notre meilleur conseil car elle se construit sur nos carences élémentaires, comme pour combler un vide existentiel. L’exercice de la volonté permet cet état de conscience nécessaire pour s’affranchir au mieux de nos liens qui nous empêchent de nous accomplir. La confrontation au monde qui nous entoure et la confrontation à l’autre me paraît importante dans ce travail.

La nature de cet « autre » doit dépendre, naturellement, de ce que l’on est dans son individualité. De mon point de vue, il n’existe pas une méthode qui soit universelle et qui réponde aux besoins de cette multiplicité d’êtres – différenciés de par la nature unique de leur condition -. C’est une des raisons pour lesquelles il faudra se méfier des groupements défendant leur seul méthode de travail, dans la négation des autres groupements. Cette attitude suffit à exclure la méthode en question qui porte forcément en elle les ferments d’une déviance qui accentuera le déséquilibre.

Article publié par Stéphane RIEUX le 21 mai 2017

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Depuis 25 je me suis intéressé aux Sciences Humaines dont l'Astrologie. J'ai étudié les ouvrages des plus grands auteurs de notre temps en la matière, André BARBAULT, Hades Yaouanc. En 2005, j'ai fait la connaissance de Didier GESLAIN qui est une référence dans ce domaine et grand pourvoyeur de données de naissance incontestable nécessaire à des études sérieuse. Cette rencontre m'a fait connaître d'autres Astrologues passionnés et intègrent dans leur pratiques.

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